« Nous n’avons plus besoin d’experts ». C’est ce que précise Arianne Huffington, fondatrice du Huffington Post au festival mondial de la publicité de Cannes.
Il est vrai que plus que la démocratie, l’exploration libertaire s’est développée ces dernières années. On veut être libre de rencontrer, de découvrir, d’explorer les sentiers (de la conso ou de la société). L’expertise serait elle has been?
Elle évolue tout simplement. 3 champs semblent aujourd’hui précieux:
- En interaction sociale : tout ce qui permet de surprendre, de stimuler tout d’abord, mais aussi de fertiliser, de faciliter, d’impulser et de fédérer (voire d’engager). La richesse devient le réseau, puis la communauté. Donc la capacité à nourrir et irriguer la participation devient essentielle. D’autant plus que l’expertise n’est plus top-down mais doit aussi pouvoir évoluer en fonction de l’attitude : accompagnement, formation, ressourcement, décompression… sont des phases qui conditionnent beaucoup la capacité d’implication.
- En artisanat : le luxe est intéressant à remarquer car c’est un hyper-artisanat réussi; c’est à dire bien fait, soigné, authentique et esthétique. Ce savoir faire qui remplit l’attente d’authenticité, d’esthétique (incluant le rapport au temps, le vintage) est évidemment bien vu. Parce que « l’habit est le premier support du comédien » (Michel Serrault), l’artisanat est la base d’une bonne expérience (intime comme sociale).
- En curation et création de passerelles : le documentaliste est de retour. Oui mais un documentaliste imaginatif. Capable de penser le media en même temps que l’apport d’info utile. Capable aussi de penser mise en contact et pas que contenu. L’étude récente d’Influencia-Opinion way le rappelle. Ce sont les facilitateurs qui créent aujourd’hui de la valeur. A eux ensuite de s’adapter au contexte et de fluidifier au mieux le cadre de leur marque…
Le participatif ne doit pas se cacher derrière les oripeaux de sa mode : en renforçant le social, ce mouvement indique que si la faiblesse rationnelle peut l’emporter face au besoin d’exploration, les acteurs attendent aussi des ressources aussi bien matérielles,. qu’immatérielles. A condition d’y investir.


