On pose souvent la question des compétences du bon marketer/communicant. La réponse provient parfois de chemins étonnants. Vu dans l’Equipe magazine ce week end, l’analyse de l’intelligence nécessaire aux footballeurs. Comme les marketers dans une économie agile, ils doivent voir vite et effectuer des schémas rapides. C’est le principe du design : des architectures pertinentes, fondées sur une dynamique sociale, à la fois éphémère et basées sur une histoire propre.
Marc-Antoine Verkrusse, psychologue du sport, identifie 4 concepts essentiels :
- l’intelligence fluide : la capacité créatrice, la résolution de problèmes
- l’intelligence cristallisée : l’ensemble des connaissances inhérentes à son sport, la réflexion sur les échecs/réussites passées (best pratices)
- l’intelligence émotionnelle: la capacité à gérer ses émotions en situation de haute compétition
- l’intelligence sociale: la capacité à prendre sa place dans un groupe et le faire vivre
Comme le précise un manager de talent, Christian Gourcuff (FC Lorient): « L’intelligence de comportement, c’est percevoir l’autre. Certains joueurs plus primaires dans leur réflexion n’ont pas cette perception du partenaire. » D’où la précision de Verkrusse: « Mesurer l’attention, la concentration, l’anticipation du mouvement d’un joueur aide à repérer ses qualités ou ses vulnérabilités. »
Autant d’évaluation qu’on pourrait appliquer aux marketers…

