Tous de grands enfants ?

Posted by Stéphane on août 27, 2014
InnovOn / No Comments

Nous sommes tous de grands enfants. C’est ce que disait Chaplin. Etre un adulte accompli, c’est faire grandir son enfant intérieur. Nous sommes tous pris avec nos rites et nos normes qui nous inclinent à regarder ce que l’on attend de nous avant de regarder ce qui nous permet de grandir, réellement.

Aujourd’hui, ces contradictions intimes se retrouvent au milieu de l’entreprise. La plupart d’entre elles attendent de leurs collaborateurs qu’elles développent une analyse originale, de l’idéation, du développement de concept ou de prototypes (produits ou services) qui accompagnent et stimulent l’évolution permanente de l’activité. En gros, faire vivre l’innovation. L’innovation permanente et globale ne se décrète pas. Elle est une culture en soi (au sens où elle est une philosophie partagée) et (surtout) elle s’adosse au terreau culturel de l’entreprise.

Qu’est ce que cela veut dire ? Que Continue reading…

Braconnage et jardinage

Posted by Stéphane on août 10, 2014
Co-learning / No Comments

Petit post estival… qui emprunte quelques chemins de traverse… pour mieux revenir à l’essentiel.

L’innovation est à la convergence de plusieurs dynamiques : l’apprentissage, la vie communautaire, l’invention et la capacité à se renouveler. Rien ne se perd tout se transforme dans cet écosystème et la force et la complémentarité des uns sert aux autres. A contrario…

Les modes d’apprentissage font donc partie de ce qui créer de la pertinence. Du côté des nouvelles pratiques, il est intéressant de voir que le jeu est une technique de plus en plus valorisée. Voir notamment cette interview d’André Stern, qui raconte son parcours d’enfant de 42 ans et le pari de ses parents de le laisser cheminer dans sa progression sans école. Au coeur du processus, l’enthousiasme à même de faire apprendre à tout âge.

Autre exemple, cette vidéo de Nathalie Vermes qui illustre comment cette enseignante aborde sa pédagogie… grâce à une gestion sociale des projets permettant aux enfants d’apprendre en se responsabilisant… et en choisissant leurs partenaires. Leçon à retenir : l’apprentissage est une construction sociale (on le savait) qu’il convient de jardiner et d’adapter dans sa méthodologie de tous les jours.

Enfin, point commun au deux : c’est l’intensité et le plaisir du moment qui permet d’apprendre. Avec des schémas qui sont plus souterrains et complexes qu’on pourrait le penser. Avec cet exemple que rappelle André Stern : l’apprentissage de la langue maternelle se fait sur un schéma particulier qu’on ne retrouve jamais à l’école : une mix de transmission et de… braconnage. L’enfant apprend sa langue en picorant comme un voleur des bribes et les associent avec d’autres « morceaux » plus institutionnels.

Pas d’apprentissage sans jardinage ni braconnage donc ?

Innover ? Jamais sans ma culture…

Posted by Stéphane on juillet 25, 2014
InnovOn / No Comments

Ça devait arriver. A force de travailler l’innovation en com et marketing, on s’attache à l’innovation tout court…
Aujourd’hui, où cela me mène t-il ?

Deux axes de fond : le travail de proximité, incontournable, et la recherche de synergies locales  qui en découle. Ils visent à ouvrir de nouveaux possibles, ce qui est évidemment la base de l’innovation. Ce travail de proximité a un avantage certain, il reconnecte avec des fondamentaux viables,  les besoins premiers, que certaines start-up peuvent parfois oublier dans leur vie digitale. Cela conduit parfois à des bulles technologiques ou financières. De bulles en bulles, il devrait y avoir un rectificatif bientôt…

Innover oui, mais pas seulement. Un de mes mottos de l’année (de la décennie?) est « Pas d’innovation sans culture ».
Logique : quand on a pas de cadre ou de direction, il faut des envies et des réflexes en commun. Le sujet du moment (enfin, pourrait on dire…). Et pour quelques années. Certains travailleront cela de manière sommaire. D’autres élaboreront les plans sans nourrir assez derrière. D’autres enfin, feront tout de manière intuitive avec un certain succès… Rien d’autre à dire que l’entreprise de cette moitié du 21ème siècle sera celle qui investira dans sa culture avant tout le reste…

Sinon ? Il y a Altimeter : le cabinet référence en digital annonce dans son dernier rapport que la transformation digitale n’investit pas assez dans l’humain. Non, ce n’est pas un gros mot. Derrière les outils, Altimeter pointe la capacité à créer de la dynamique, de l’élan,  à parler avec les bons mots, tout le temps (ou presque) et à proposer des expériences intéressantes. Evidemment, si on rêve d’usines sans humains, on ne peut apprécier. Parfois on se demande ce qu’imaginent certains business angels ou certains dirigeants de boites : des consommateurs sans coeur ni esprit ? Dans ce cas, il vaudrait mieux pour eu investir dans un désert. Ils ont la certitude d’être tranquilles…

Pour le reste, il y a des jardins urbains à créer et de formidables défis à relever pour ce 21ème siècle…

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Let’s play

Posted by Stéphane on juillet 10, 2014
InnovOn / No Comments

Innover, entreprendre. Les mots sont à la mode. Chez les jeunes, encore plus. Ils constituent la voie pour créer la sienne.
Mais innover et entreprendre ne peuvent se penser sans expérimenter. Or, la culture de l’expérimentation n’est pas très présente.
La faute a des facteurs organisationnels et sociologiques : dans la plupart des structures (grandes et moyennes), on n’encourage pas l’expérimentation (au contraire, on la punit). En France, la prime à l’erreur est plutôt un contre-modèle. Rappelons cette histoire de deux mères au square, l’une française, l’autre américaine, chacune avec leur enfant. Les deux bambins se lancent en haut du toboggan et s’aplatissent chacun en bas. La première dit « Je te l’avais dit !’. L’autre, américaine dit « Recommence ! ».
La culture numérique n’aide pas toujours. La superposition des écrans aurait tendance dans un premier temps du moins à créer une posture attentiste.
Comment faire pour développer une culture de l’expérimentation ?
Deux pistes s’offrent à nous : Continue reading…

Développer les talents empathiques

Posted by Stéphane on juin 07, 2014
Co-learning, Communauté et Ecosysteme de marque / No Comments

Le prospectiviste Jeremy Rifkin explique dans un de ses ouvrages : « Aujourd’hui, dans ce qui devient une civilisation interconnectée à l’échelle mondiale, la conscience empathique commence à toucher les derniers confins de la biosphère et toutes les créatures vivantes. La dialectique qui sous-tend l’histoire de l’humanité est une boucle de rétroaction perpétuelle entre extension de l’empathie et montée de l’entropie. » Pour lui, « l’empathie comme un moteur de civilisation »
Au niveau marketing, les études pointent une véritable attentes des publics à ce sujet. Cet article pointe même les enjeux et leviers possibles pour les marques de stratégie d’empathie.
Si on évalue la difficulté d’implication des publics étudiants dans l’action pédagogique (à court ou moyen terme), la question semble : Continue reading…

Remettre de la méritocratie

Posted by Stéphane on mai 31, 2014
Co-learning / No Comments

 

Un des problèmes de l’enseignement est de gérer à la fois la conjonction entre développement et exigence de résultats scolaires.
Dans les écoles généralistes, il est ainsi compliqué de développer une culture multi-compétences tout en donnant une forme de méthodologie exigeante à la fois qualitative et quantitative.
C’est le résultat d’un design qui pousse à la fois à appréhender de nombreux champs de compétences assez poussés tout en étant encouragé à valider rapidement chacun des  acquis.

Le problème s’accroit quand le nombre de cours suivi augmentent et la pression pour valider les champs de connaissances (toiec/ toeffl, méthodes de management classique, nouvelles méthodes de management…). L’infobésité guette donc les étudiants dans leur parcours. Donner une plus grande Continue reading…

Créer de l’inconnu, une nécessité paradoxale

Posted by Stéphane on mai 26, 2014
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Un des paradoxes d’aujourd’hui est qu’il est nécessaire de créer de l’inconnu en pédagogie. Normalement, un pédagogue crée de la clarté. Il transmet et expose. Mais dans le monde d’aujourd’hui, marqué par la liquidité chère à Bauman, l’exploration est un passage incontournable.
Or pas d’exploration sans « terra incognita ». « Il y a plein de choses à apprendre » me direz vous, « en quoi faut il changer les méthodes d’apprentissage? ». Il y a peut être plein d’inconnu dans l’esprit des gens, mais la perception de l’inconnu a été modifiée par Internet. Google permet de solutionner le manque d’informations (noter la précision sémantique). Donc, il n’y a plus d’inconnu.
Pourquoi Red Bull investit plus de 50M$ pour faire sauter un homme en parachute ? Parce que la capacité d’exploration est on ne peut plus recherchée. C’est la différence entre Google Maps et Red Bull Stratos. L’un appelle l’autre. L’hyperinformation demande de réinventer l’immersion.
C’est dire qu’il faut créer du mystère, de l’inconnu pour véritablement créer les conditions d’une envie d’appréhender la « carte ». Tous les pédagogues le savent : apprendre est un processus. Cela nécessite (au moins) un objectif, une interaction, des étapes, des gratifications.
Mais avant tout une envie : la perspective d’une fenêtre à ouvrir.
Développer des surprises, créer de l’inconnu, amener du mystère font donc partie des enjeux nécessaires pour continuer à impliquer les étudiants. Le zapping et le multimédia augmentent les possibilités de dispersion. Il est donc central d’intégrer la création de ruptures pour ne pas les subir mais pour au contraire pouvoir les piloter. Ces surprises sont au contraire nécessaires pour créer des impulsions. Mais aussi pour jouer avec les nouveaux outils multimédias : elles permettent de développer une dimension ludique d’exploration et d’empowerment qui est à intégrer dans le dispositif d’apprentissage.
Autre paramètre à intégrer : la capacité des étudiants à créer de l’inconnu pour ses pairs. Si apprendre repose sur l’interaction, celle-ci doit se construire en société. Au delà de l’étudiant qui expose devant les autres son savoir, il convient de réinventer d’autres formes de surprises les uns pour les autres, afin de créer une envie commune de participer. Cette démarche d’inclusion est nécessaire car elle permet de réapprendre aux élèves des formes de relations sociales et d’apprentissage en commun. Sans expérimentation sur le  « faire société », l’innovation pédagogique risque de se limiter dans l’efficacité…

L ‘aventure collaborative, la clé du succès pour apprendre ?

Posted by Stéphane on mai 19, 2014
Co-learning / No Comments

Petite remise en perspective de réflexions pédagogiques vers les étudiants… que nous sommes tous, selon les sujets et les époques…

Apprendre. C’est aussi bien un enjeu de progrès personnel que de dynamique collective. Nous apprenons autant par défi, par gain personnel que par façon de nous connecter et de nous socialiser. Dans le monde liquide et agile que nous explorons, les contours et la nature de l’apprentissage évoluent à grands pas. En fonction du contenu de la formation, en fonction des publics, en fonction des outils ou ressources disponibles.

Cette évolution n’est pas sans défi(s). Le premier concerne le rapport à la technologie qui bouscule les formats d’apprentissage.

Le « blended learning », mix de e-learning et de présentiel, permet de commencer de répondre à ce besoin de diversité dans les interactions. D’un point de vue technique, il compose un enseignement en une pondération de mode présentiel et de mode à distance.

Mais, si de nombreuses entités pédagogiques ont évolué vers du e-learning, les élèves ne sont pas toujours aptes à fonctionner avec. Pour un manque de discipline intellectuelle d’abord. Difficile de s’organiser quand on a pas (ou peu) de pression sociale pour terminer. Pour un manque de richesse d’action aussi: d’après la majorité des acteurs, les scenarii de e-learning sont très linéaires, et reposent sur la diffusion de cours ou d’exercices à réaliser. Or, ce facteur est lié à un troisième manque: Continue reading…

L’ère des communautés créatives ?

Posted by Stéphane on mai 09, 2014
Co-learning, Communauté et Ecosysteme de marque / 2 Comments

La reprise est dans l’air (parait-il). Commençons par ce blog.

Petite parenthèse philosophico-éditoriale pour commencer.

Les blogs c’est comme les iceberg. Il y a la partie visible, celle qu’on produit / qu’on lit et qu’on commente. Et puis l’autre invisible : le silence qui accompagne les mutations invisibles.  La jachère fait aussi partie de la vie du web (intelligent). Elle accompagne les mutations de la vie des gens et de leur regard sur le monde. Elle aide à mieux se réinventer.

Cette partie cachée ne devient visible qu’au bout d’une certaine réflexion et d’un cheminement sur l’innovation. Deux temps donc : un temps long de maturation, un temps court de formalisation. Dans une époque du rapide et court, cela peut surprendre. Mais un blog est comme les êtres humains. Il vit. Il respire. Il chemine.

Voici quelques jalons pour les mois à venir. Continue reading…

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Manifesto 2013 « Créer de l’engagement : l’art de cultiver son territoire »

Posted by Stéphane on septembre 24, 2013
Communauté et Ecosysteme de marque / 2 Comments

Le contexte est simple : les organisations sont condamnées à réfléchir à l’engagement de leurs parties prenantes.  Que ce soit pour donner, acheter, contribuer, soutenir, innover, partager, il est nécessaire d’approfondir et sophistiquer les compétences pour impliquer, faire participer et contribuer.

En effet, face à l’ébullition des sollicitations, il existeen général peu d’accroche possible. Le flux de nouvelles, de données, d’offres, d’objets balaye la proposition récente ans une époque propice au zapping. L’accroche d’un jour se poursuit rarement le lendemain. Derrière l’interpellation du moment, se cache  doncl’enjeu de l’appropriation d’un outil, d’une culture ou d’un écosystème. Continue reading…